https://blog.crelan.be/fr/les-5-questions-que-tout-le-monde-se-pose-sur-la-conduite-electrique/

Les 5 questions les plus fréquentes sur la conduite électrique

La conduite électrique est encore globalement méconnue du grand public. D’où une appréhension, qui n’a pourtant pas lieu d’être. En abordant les 5 questions que tout le monde se pose, nous vous apportons volontiers quelques éclaircissements.

La voiture électrique investit progressivement nos routes. Pourtant, conduire en mode électrique relève encore de l’inconnu pour bon nombre d’entre nous. Cela demande une capacité d’adaptation et un nouvel état d’esprit. Pour vous aider à tourner le bouton, nous répondons dans cet article aux 5 questions les plus fréquentes à propos de la conduite électrique. Ainsi, vous n’aurez plus d’appréhension lorsque vous envisagerez l’achat d’une voitue électrique.

1. Conduite électrique : est-ce qu’on arrive à destination ?

« L’angoisse de l’autonomie », vous en avez peut-être déjà entendu parler. Avec la batterie d’une voiture électrique, on ne va pas aussi loin qu’avec le réservoir de carburant d’une voiture classique. Et quand cette batterie est complètement vide, on ne peut pas la recharger en quelques minutes alors que c’est le cas quand on fait le plein avec un moteur essence ou diesel.

La voiture électrique est-elle condamnée à tourner dans le quartier ? Pas vraiment. Les Belges, en général, parcourent moins de kilomètres qu’on ne le croit. Selon le Service public fédéral Mobilité, nous roulons en moyenne un bon 40 km par jour. Pour la moitié de nos déplacements quotidiens, nous n’effectuons en général pas plus de 5 km par jour, et même moins. Des distances auxquelles la plupart des voitures électriques peuvent facilement faire face.

Une prise domestique n’est pas conçue
pour une recharge longue durée

Il faut cependant garder à l’esprit que les batteries peuvent perdre la moitié de leur capacité, et donc de leur autonomie, quand il fait froid en hiver. Des distances plus longues, comme un week-end dans les Ardennes ou un voyage à l’étranger, demandent une organisation préalable. Heureusement, les stations de recharge rapide se multiplient le long des autoroutes. Il suffit d’une bonne demi-heure de charge pour que la voiture atteigne 80% de son autonomie totale. Le temps, pour le conducteur, de prendre un café et d’être à nouveau en forme pour repartir.

2. La conduite et la recharge électriques, comment ça marche ?

Si un point de charge à la maison n’est pas indispensable, il est vivement recommandé. Un boîtier mural (wallbox) coûte environ 1.000 € et vous pouvez l’installer dans le garage ou sur la façade. Vous pouvez également vous servir d’une prise domestique, mais la durée de charge est terriblement longue. Cette prise n’est d’ailleurs pas conçue pour délivrer sa pleine puissance sur une longue durée.

La voiture électrique se charge au rythme du maillon le plus faible de la chaîne. Cette chaîne se compose de la boîte à fusibles, du point de charge et du chargeur interne de la voiture. Vous avez tout intérêt à vérifier la capacité de ces différents « maillons ». Il vous faudra de toute façon l’avis d’un électricien au préalable.  

Vous conduisez une voiture de société ? Sachez qu’il existe des stations de charge intelligentes qui envoient directement la facture à votre employeur.

3. La voiture électrique roule-t-elle comme les autres ?

Oui et non. La voiture électrique démarre silencieusement, ne fait quasiment pas de bruit sur la route et n’entraîne pas de vibrations. Au début, c’est un peu étonnant et… très confortable. Vu qu’elle est tellement silencieuse, la voiture électrique émet un signal acoustique à faible vitesse afin que les autres usagers de la route puissent l’entendre arriver, en toute sécurité.

Souvent, la voiture électrique se conduit
uniquement avec l’accélérateur

Pour le reste, elle se conduit comme une voiture classique, à une grande différence près. Lorsque les voitures électriques ralentissent, elles convertissent l’énergie libérée en électricité pour alimenter les batteries. Lorsqu’on lâche l’accélérateur, on ressent une forte sensation de freinage.

C’est le principe de la récupération d’énergie de freinage. Bien souvent, on peut même régler ce système de façon à pouvoir conduire exclusivement avec l’accélérateur. Il suffit de lever le pied pour freiner suffisamment, et même jusqu’à l’arrêt total. Il faut un petit temps pour s’habituer. Mais bien sûr, chaque voiture électrique est encore et toujours équipée d’une pédale de frein comme n’importe quelle autre.

4. Le réseau électrique peut-il faire face ?

En supposant que chaque Belge roule en voiture électrique, courons-nous un risque de black-out ? Actuellement, la réponse est oui. Aux heures de pointe, notre réseau électrique national ne pourrait pas faire face. Par contre, pendant les heures creuses, l’approvisionnement est plus important qu’on ne le pense.

Un calcul rapide montre que l’approvisionnement est déjà suffisant aujourd’hui, pendant les heures creuses, pour un parc automobile de 2 millions de véhicules (en supposant la recharge simultanée d’une voiture sur cinq). Ce qui représente dix fois le nombre de voitures électriques en Belgique aujourd’hui.

À l’avenir, notre réseau électrique sera appelé à se modifier. Les infrastructures seront plus locales et les énergies renouvelables stockées. Nous serons également amenés à tenir compte des moments où nous consommons de l’électricité et de la durée de son utilisation. Tout ceci permettra une meilleure répartition et, par conséquent, une plus grande facilité à recharger les voitures.

Les voitures électriques auront leur place
dans notre réseau domestique

De son côté, le produit évolue également. Les voitures électriques vont se transformer en chargeurs « intelligents » pour s’alimenter elles-mêmes aux moments de charge les plus favorables

Elles pourront même agir en tant que batterie domestique. Le courant qu’elles auront puisé à un moment favorable pourra être restitué aux heures de pointe. À votre table de cuisson par exemple, lorsque vous préparez le repas du soir. Et sans compromettre votre trajet en voiture du lendemain. Bref, un système intelligent.

5. La voiture électrique n’est-elle pas beaucoup plus chère ?

Une voiture électrique coûte plus cher. Mais, grâce à une production croissante et à l’amélioration des technologies des batteries, les prix ont commencé à diminuer. Et, à partir d’un certain kilométrage effectué, l’électricité vous revient moins cher que l’essence ou le diesel.

Le prix d’achat supérieur n’est pas nécessairement insurmontable. En raison de l’absence de moteur thermique, les voitures électriques ont moins d’éléments mobiles. Elles nécessitent donc moins d’entretien et atteignent facilement des kilométrages élevés sans connaître de problèmes mécaniques.En comparaison avec une voiture classique, le prêt pour une voiture électrique est bel et bien plus avantageux. Vous voulez savoir comment Crelan peut vous épauler à l’achat ? Découvrez nos prêts voiture ici ou contactez votre agent Crelan.

Disclaimer : Les informations contenues dans cette publication constituent un commentaire général sur la situation financière actuelle et ne doivent pas être considérées comme un conseil ou une recommandation concrète en matière de produits financiers.