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3 conseils pour éviter les mauvaises décisions en tant qu’investisseur !

Notre cerveau ? Oui, c’est l’un des obstacles que nous devons surmonter en tant qu’investisseur. La psychologie humaine peut en effet mener à la prise de mauvaises décisions susceptibles de nous coûter beaucoup d’argent. Heureusement, il y a quelques astuces pour contrecarrer nos émotions.

Une seule mauvaise décision d’investissement peut engendrer un effet domino. Pourtant, il suffit de quelques astuces judicieuses pour arrêter cette chute en cascade. L’image montre un doigt qui stoppe la chute successive des dominos.

Combien d’argent seriez-vous prêt à perdre à pile ou face pour tenter de gagner 100 euros ? La réponse à cette question a valu un prix Nobel. Non pas que le Comité Nobel soit particulièrement intéressé par les jeux de pile ou face, mais parce que la solution à ce problème en dit long sur la psychologie humaine.

Cette recherche a conclu que l’être humain répugne, par nature, à éprouver la perte – y compris lorsqu’il investit. Ce type de prise de conscience peut être très utile. Car la peur de perdre de l’argent est parfois tellement présente qu’elle nous pousse à prendre de mauvaises décisions et… à perdre de l’argent.

La perte est plus dure à gérer

50 euros. C’est le maximum que la plupart des gens sont prêts à perdre s’ils peuvent gagner 100 euros. Ce chiffre s’explique par la théorie de « l’aversion à la perte ». Selon celle-ci, nous sommes deux fois plus sensibles à la perte qu’au gain. En d’autres termes : la douleur que nous ressentons en perdant 100 euros est deux fois plus forte que le plaisir que nous éprouvons en trouvant 100 euros dans la rue.

Quelques mots sur la théorie de l’évolution

« L’aversion à la perte » est déterminée par l’évolutionnisme : c’est un comportement hérité de la Préhistoire. Les hommes préhistoriques qui prenaient moins de risques avaient des chances de survie supérieures : ils s’exposaient moins aux situations critiques, à la perte de nourriture et à la rencontre avec des prédateurs dangereux. Et, bien que notre vie d’aujourd’hui soit complètement différente, nous sommes toujours programmés pour éviter les risques.

De Darwin aux marchés financiers

La peur de perdre, nous l’avons vu, nous la ressentons aussi lorsque nous investissons. Il arrive même que « l’aversion à la perte » prenne le pas sur la raison et nous pousse à écouter plutôt nos émotions, ce qui va entraîner de mauvais résultats financiers.  Un tel comportement peut s’exprimer de différentes façons :

  • Vendre trop vite : trop souvent, afin d’assurer leur gain, les investisseurs vendent des titres qui performent bien. Même lorsque leur potentiel de croissance est encore élevé. On constate le même phénomène dans les jeux télévisés : lorsqu’un candidat a la possibilité de doubler (ou de perdre intégralement) le montant qu’il a gagné, il choisit le plus souvent de garder ce qu’il a obtenu. Pourtant, en matière d’investissement, les chances de gagner davantage sur le long terme sont bien plus importantes que dans un jeu télévisé.
  • Conserver trop longtemps des investissements déficitaires : les gens ont tendance à accorder beaucoup de valeur à ce qu’ils possèdent déjà. C’est ce qui explique qu’un investisseur conservera souvent trop longtemps un investissement qui occasionne des pertes et ce, dans l’espoir de retrouver la valeur d’achat initiale. En psychologie, on parle de « l’effet de dotation » ou de « l’aversion à la dépossession ».
  • Accorder trop d’importance à des événements peu probables : même avec 99% de chances d’obtenir un résultat favorable, l’être humain a tendance à accorder une (trop) grande importance à la probabilité (de 1% !) d’obtenir un mauvais résultat. Aussi les investisseurs prennent-ils souvent des décisions très conservatrices afin de se prémunir contre des événements parfois très improbables. Ce qui, en toute logique, diminue également le potentiel de rendement.

Aversion au risque vs prudence

En matière d’investissement, il y a une grande différence entre « l’aversion au risque » et « la prudence ». L’aversion au risque va généralement de pair avec une approche qui tend à supprimer tous les risques, ce qui élimine inévitablement aussi des chances de faire croître son capital. Tandis que dans une approche prudente, on accepte de prendre certains risques en intégrant des mécanismes permettant de surmonter les écueils. En d’autres termes : l’investisseur qui a une aversion au risque n’enfourchera pas un vélo parce qu’il sait qu’il peut tomber. L’investisseur prudent prendra le vélo, mais portera un casque.

Investir, c’est rentable

L’aversion au risque entraîne un étrange paradoxe : en cédant à la peur de perdre de l’argent, on risque justement d’en perdre davantage en prenant des décisions irréfléchies. Et décider de ne pas investir ? Ce n’est pas une solution non plus : l’inflation, en effet, ronge l’épargne. Pour protéger réellement son pouvoir d’achat, il faut donc éviter les pièges de l’aversion au risque et investir intelligemment. Comment ? En suivant les conseils ci-dessous.

3 bons conseils…

  1. Investissez périodiquement : en investissant chaque mois ou chaque trimestre un montant fixe via un ordre permanent, vous supprimez le doute. En étalant vos achats dans le temps, vous évitez en effet d’investir juste au mauvais moment. Avec un avantage supplémentaire à la clé : quand les cours diminuent, vous achetez plus de titres avec votre montant fixe. De cette façon, les – inévitables – périodes où les cours sont en baisse auront un impact psychologique totalement différent : au lieu de penser « Je suis en train de perdre de l’argent », vous vous direz « C’est OK, je fais une affaire ». Plus d’infos sur l’investissement périodique dans cet article.
  1. Élargissez votre horizon de placement : pensez à long terme. Car l’investissement est un marathon, pas un sprint. La diminution des cours peut être décourageante, mais si on regarde les choses dans leur ensemble, on sait que les pertes seront lissées sur le long terme. Ce qui permet de rester focalisé sur son objectif, comme une pension sans soucis financiers.
  1. Ne soyez pas obnubilé par votre portefeuille : plus vous regardez les cours de la bourse, plus vous risquez d’installer le doute et de prendre des décisions émotionnelles. Car, comme le dit très justement l’investisseur à succès Warren Buffett : « Les parties sont gagnées par les joueurs qui regardent le terrain. Pas par ceux qui guettent les scores. »

… et 1 solution clés en main

En investissant chez Crelan, vous optez pour une tranquillité d’esprit totale. Vous n’êtes jamais face à une décision difficile, c’est un professionnel qui les prend pour vous. Obtenez plus d’infos ici ou contactez votre agent Crelan.

Disclaimer : Les informations contenues dans cette publication constituent un commentaire général sur la situation financière actuelle et ne doivent pas être considérées comme un conseil ou une recommandation concrète en matière de produits financiers.